La moto comme sport, pourquoi en fait ?

La moto comme sport, pourquoi en fait ?

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La question semble anodine mais vaut la peine d’être posée : pourquoi la moto en tant que sport ? Motard débutant, potentiel ou confirmé. Quelles pourraient être les raisons qui conduisent une personne à vouloir rouler avec un deux-roues moteur et considérer cela comme un sport ?

C’est le sujet de ce blog, et il traite aussi bien la pratique sur la route que les autres pratiques motardes techniquement utiles et sportivement passionnantes.

A lire en complément :

Les inconvénients de la moto sont nombreux : c’est dangereux, contraignant, et elle coûte forcément.

Pour pouvoir l’apprécier, mieux vaut avoir une bonne raison de la pratiquer.

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Petit rappel sur ce qu’est le sport mécanique

Les sports mécaniques requièrent l’utilisation des véhicules motorisés. Pour le cas de la moto, il peut s’agir d’une course entre compétiteurs ou encore d’une compétition de trial, de drift, de voltige aérienne ou encore du tractor pulling.

Les courses sont gérées par plusieurs fédérations internationales et nationales. Elles sont divisées en plusieurs catégories : puissance et type du moteur, le terrain sur lequel la course se disputera et dans certains cas le type de concurrents (âge, poids, sexe, niveau).

La moto : une usine à sensations physiques

La moto est en soi une usine à sensations physiques. La pratiquer de manière sportive permet d’atteindre un niveau d’extase incompréhensible des communs des mortels. C’est au niveau de l’accélération que la sensation devient réellement grisante. La vitesse stabilisée des voitures, on s’en lasse très rapidement puisque le corps humain la ressent à peine.

La moto permet de vivre au rythme de la nature, de communiquer avec l’environnement : pas de suspensions qui gomment les aspérités de la route, pas de chauffage, pas d’autoradio qui beugle, pas de climatisation. Elle fait ressentir la chaleur, le froid, les odeurs, le vent, les bruits. En d’autres termes, on épouse les courbes de la route et toutes ses imperfections.

Sur la moto, il est également question de se pencher, de s’incliner et de trouver le bon angle. On apprend à jouer avec plusieurs forces : la gravité, la force centrifuge, l’adhérence, l’effet gyroscopique. Impossible de décrire l’adrénaline arrivée à l’inclinaison maximale de la moto dans un virage (faire frotter le repose-pied, poser les genoux…).

Des sensations identiques aux sports de glisse

Les sensations sont très proches des sports de glisses: une impression de flotter sur l’air, voire de voler, sans tomber.

Même les plus coupleuses ou encore la plus puissante des voitures ne pourra procurer de telle sensation. Et ça n’a pas de prix, elle vaut tout l’or du monde.

Et pour tout cela, la conduite moto, sportive ou pas, est un excellent antidépresseur. Non pas qu’elle est un exutoire, mais que sa conduite responsable requiert une concertation intense, idéale pour se viser la tête et se changer les idées.

C’est aussi plus que les sensations ! La moto et les rencontres sportives, même pour le motard seul, sont de bon moyen d’entrer en contact avec les autres. Certes, il ne faut pas se voiler la face non plus, le mythe de l’esprit motard ainsi que la grande communauté des motards solidaires sont morts depuis longtemps.